CONFERENCES

 29/03/2018 Conférence sur Frédéric BASTIATgrand théoricien de l'économie libérale.

L’intervenant est le  Dr Patrick de Casanove.  Fga 3092

Né en 1959, marié, père de 4 enfants, le docteur Patrick de Casanove, diplômé en 1985, a exercé comme généraliste dans la ville d'Ondres de 1986 à 2017. Il est maintenant médecin coordonnateur en EHPAD. Il a été le Maire d'Ondres de 1995 à 2001.

Il est l'auteur de Sécu comment faire mieux, éditions Tatamis, pan, en 2012. Cet essai étudie le système de santé français. Il propose des solutions centrées sur le colloque singufier, pour en finir avec les déficits, le cercle vicieux augmentation des cotisations, diminution des prestations, afin que chacun puisse toujours étre soigné, quelles que soient les circonstances, avec les moyens les plus modernes.

Il donne régulièrement des conférences dans le domaine de la Santé et sur le libéralisme. Il intervient dans les classes préparatoires et à la Faculté de Bayonne sur des sujets économiques. Il publie des articles en économie et en économie de la santé sur divers sites internet et dans le journal suisse Le Temps.

 

Frédéric Bastiat        

est né le 30 juin 1801 à Bayonne et est mort le 24 décembre 1850 à Rome

Journaliste, économiste puis homme politique français, Frédéric Bastiat est souvent considéré comme l’un des pionniers du libéralisme, qu’il qualifie de système fournissant « l’harmonie des intérêts ». Il est farouchement opposé au protectionnisme. Il accuse les barrières commerciales d’entretenir des prix élevés, ce qui a pour conséquence de ne pas stimuler l’activité économique et la concurrence et de brider la progression du pouvoir d’achat. Il critique avec virulence toute intervention de l’Etat qu’il considère comme étant « la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde ». Il estime que la richesse bénéficie à tous, « Le profit de l’un est le profit de l’autre ». Aujourd’hui, on qualifierait cet effet de relation « gagnant-gagnant ».

Il est connu pour un mode de raisonnement où il met systématiquement en parallèle " ce qui se voit" avec "ce qui ne se voit pas". Concrètement, il rappelle que chaque fois que quelqu’un reçoit, c’est que quelqu’un a donné.
Une de ses paraboles les plus célèbres est celle de la demande fictive qu’il rédige des producteurs de chandelles qui, pour préserver l’emploi, demandent au roi Louis Philippe de chasser le soleil du territoire national car il leur fait une concurrence déloyale.Ses théories économiques libérales ont largement inspiré le 1er Ministre britannique Margaret Thatcher (1979-1990) et le président américain Ronald Reagan (1981-1989), chacun dans leur politique de désengagement de l’Etat de l’économie. Son libéralisme s’accompagnait d’idées très progressistes pour l’époque : il défendait le droit syndical permettant un dialogue social plus équilibré et il a combattu avec ardeur la peine de mort et l’esclavage.

Biographie

Sa famille est originaire de Mugron, dans les Landes, où il vit la plus grande partie de sa vie, et où se trouve aujourd'hui une statue à son effigie. Il est le fils d'un négociant aisé qui meurt alors qu'il avait 9 ans. Sa mère étant morte deux ans plus tôt, il vit alors chez ses grands-parents paternels. Il quitte l'école à 17 ans pour rejoindre le commerce familial. Selon Thomas DiLorenzo c'est ce qui lui permettra de bien connaître les mécanismes essentiels du marché3. Sheldon Richman constate également qu'il grandit dans le contexte des guerres napoléoniennes marquées par un fort interventionnisme étatique4. Dans les années 1820, il entre dans la franc-maçonnerie à la loge La Zélée et il en devient le garde des sceaux en 1822 et l'orateur en 18235. En 1846, il est élu membre correspondant de l'Institut de France.

Dans sa jeunesse, il lit le Censeur Européen, journal créé par Charles Dunoyer, qui donnera, selon ses propres termes, la direction de ses études et de son esprit. Économiste et pamphlétaire, sa carrière publique dure à peine 6 ans : il débute par des articles dans le Journal des Économistes en 1844. Deux années plus tard, il crée et devient rédacteur en chef d'un journal libre échangiste publié à Paris, et fait paraître plusieurs ouvrages dans lesquels il combat à la fois le système prohibitif et le socialisme.

Élu député des Landes en 1848 à l'Assemblée constituante, il est réélu en 1849. Soutien du pouvoir en place, il se range aux côtés de Cavaignac6. Il goûte peu aux questions de politique pure pour ne s'intéresser qu'à l'économie : à l'Assemblée, il devient vice-président de la commission des finances. Siégeant à gauche, il vote selon le projet de loi discuté pour les conservateurs ou pour les socialistes6. Cela ne voulait pas dire qu’il était centriste ou social-démocrate, cela signifiait que son seul critère de jugement était la liberté naturelle. Il s'en justifie notamment dans une profession de foi électorale de 1849 : « On a rapproché mes votes de ceux de l'extrême gauche. Pourquoi n'a-t-on pas signalé aussi les occasions où j'ai voté avec la droite ? » À l'Assemblée et en dehors, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, ainsi que de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il sera en particulier l'un des plus fervents défenseurs des idées de Richard Cobden et les ligues anti Corn Laws. Sa première contribution au Journal des économistes sera d'ailleurs en défense du libre-échange et fustige les politiques colonialistes. Il créa l'Association pour la liberté des échanges et écrit un livre sur Richard Cobden. Il avait été également conseiller général à partir de 1831 et juge de paix du 28 mai 1831 au 30 novembre 1846. Il contracte la tuberculose durant le tour de France qu'il avait entrepris pour promouvoir les idées libérales.Ne pouvant plus siéger régulièrement à l'Assemblée, il part en Italie pour tenter de se rétablir et meurt à Rome en 1850, déclarant sur son lit de mort que son ami Gustave de Molinari est son fils spirituel. Il est inhumé en l'église Saint-Louis-des-Français de Rome.

 

 

 

22/03/2018 François Petges fait sa conférence statutaire

sur la découverte des ruines d’une villa romaine à ST EMILION 

 sur la propriété de son beau-père. Voir les illustrations dans "ALBUM PHOTOS"

La villa devait appartenir à AUSONE dont la maman est de DAX issue d’une bien plus prestigieuse famille que la sienne, elle était Madame Ausone née MORA. Le château Ausone est un domaine viticole de sept hectares situé à Saint-Émilion en Gironde. En AOC saint-émilion grand cru, il est classé premier grand cru classé A dans le dernier des classements des vins de Saint-Émilion de 2012.Le domaine doit son nom au poète Ausone, qui aurait possédé au IVe siècle la villa Lucaniacum à Saint-Émilion dont nous parle François.

            La famille de Malet a repris les fouilles de la villa Lucaniacum qui date du IVe siècle. Une ouverture au public est envisagée. L’histoire de sa découverte remonte à 1969. Léo de Malet, père d’Alexandre, Guillaume et Bérangère, propriétaire du terrain dit « du Palat », envisageait de faire arracher des souches de peupliers. Issu d’une famille saint-émilionnaise depuis le début du XVIIe siècle, Léo de malet garde à l’esprit des écrits de Charles Ouÿ-Vernazobres (1) faisant état de l’existence de vestiges antiques, et émet des recommandations sur les précautions à prendre pour l’arrachage de ces souches. La Gaffelière existe depuis le IIe siècle…La suite de l’histoire lui donne raison.

            Les premières fouilles de sauvetage et de contrôle se déroulent en 1970 et 1971, et mettent à jour des mosaïques couvrant le sol d’une immense villa gallo-romaine à péristyle. L’état de conservation, malgré les dégâts du temps, est à couper le souffle, et la première campagne vise donc à protéger le site, en stoppant le délitement des mosaïques. Elles reprennent ensuite de 1981 à 1987, et les découvertes s’enchaînent.Outre des motifs typiques de la région, la salle d’apparat montre des éléments figuratifs exceptionnels : un lion, un phacochère, un tigre, un cavalier, un chasseur et un chien. Des petits bassins sur fond de terre cuite étaient destinés à rafraîchir la maison. Un autre bassin, long de 70 mètres et large de 6, s’étendait devant la villa. L’ensemble montre une richesse de détails et une taille monumentale. On évoque alors, sans pouvoir encore le prouver, la villa du poète-consul Ausone. Mettre au jour l’ensemble du site et faire les recherches adéquates nécessite de la volonté, mais aussi des fonds conséquents. Malgré la création d’une association visant à la mise en valeur de la villa, les fouilles doivent être mises en sommeil.

            Mais pas pour l’éternité, car Bérangère de Malet, experte en antiquités et objets d’art, héritière de La Gaffelière avec ses frères, n’a pas oublié les mosaïques. En avril 2013, avec la bénédiction de son père, elle décide de reprendre le flambeau, et entend aujourd’hui revaloriser le lieu.« Je voudrais créer un outil de communication avec une reconstitution en 3D de la villa, explique-t-elle, exposer le mobilier trouvé dans les années 70 et créer un comité scientifique autour du site ».            L’association renaît de ses cendres, et Bérangère de Malet s’entoure, entre autres, des archéologues qui ont mené les premières fouilles pour l’épauler dans ce projet. En mars dernier, une série de sondages est réalisée pour vérifier l’état depuis l’ensablement. La surprise est heureuse : malgré le ruisseau tout près, malgré la végétation qui a poussé, les vestiges de la villa n’ont pas souffert de dégradations. « Le projet est à présent sa mise en valeur dans le but d’une ouverture au public pour créer un espace muséographique ouvert sans restriction », détaille Bérangère de Malet. Projet pharaonique, bercé par des souvenirs d’enfance, mais en lequel elle croit dur comme fer. Samedi, un groupe d’étudiants de Bordeaux III était à La Gaffelière, à nettoyer, à inventorier les objets. L’un d’entre eux, étudiant en Master 2, en a fait son sujet de recherche. Sous sa couverture protectrice, la villa encore en sommeil pourrait revoir le ciel sous ce nouvel élan

LA DÉCOUVERTE

 « Un matin de février 1969... »

Un matin de février 1969, alors qu’il pensait planter des vignes sur une petite parcelle nue, au cœur du vignoble familial, le Château La Gaffelière, Léo de Malet Roquefort est amené à renoncer à cette plantation, les travaux ayant mis au jour des mosaïques de pavement. Sans doute entrevoit il les découvertes, les émerveillements, les surprises, mais aussi les soucis que vont lui procurer la découverte qu’il fait ce matin-là. Déjà alerté par la lecture de l’ouvrage d’un érudit Saint- Emilionnais, Ch. Guy-Vernazobres, qui vivait dans cette maison du « Palat » au XIXème siècle, et évoquait l’existence de vestiges antiques au Palat, Léo de Malet entame avec prudence des travaux de nettoyage de la parcelle. Cette précaution permit la sauvegarde des vestiges.

Aussitôt alerté par Monsieur de Malet Roquefort, Monsieur J. Coupry, directeur des antiquités historiques d’Aquitaine, organise un contrôle archéologique.L’intervention, confiée à Monsieur Marc Gauthier, alors assistant auprès de la Direction régionale des Antiquités historiques, permit de dégager en  partie une salle pavée de mosaïque.

Les recherches reprennent en octobre 1969 et se poursuivent en 1970-1971.De 1981 à 1987, une campagne de fouilles est programmée, dirigée par Mr Marc Gauthier puis par Mme Catherine Balmelle (CNRS, Centre de Recherche sur la Mosaïque Antique).

Ces travaux mettent au jour les vestiges d’une villa gallo-romaine du IVème et Vème siècle, une riche résidence rurale d’un plan exceptionnel en Aquitaine et remarquable par la qualité de ses mosaïques.

De 1981 à 1987, une campagne de fouilles programmées est dirigée par Mr Marc Gauthier puis par Mme Catherine Balmelle (CNRS, Centre de Recherche sur la Mosaïque Antique). Ces fouilles mettent en évidence une riche résidence rurale, d’un plan exceptionnel en Aquitaine. Les vestiges correspondent à la façade sud de la partie résidentielle d’une « villa » (terme latin désignant un établissement rural dispersé répondant à une double fonction d’habitation et de production) de l’antiquité́ tardive (IVème et Vème siècles), et plus précisément à la façade d’apparat de la demeure.

Parmi les aménagements les plus caractéristiques des structures dégagées, on remarque une galerie de façade à colonnade large de 3m90 et longue de 90m donnant sur un jardin ; ouvrant sur cette galerie, au milieu de la façade, un grand bassin ornemental, large de 7 m et long de 60 m.  Il s’agit d’un ensemble d’aspect monumental, à développement axial et symétrique, dont le plan général est à rattacher aux « villae » à galeries de façade et pièces d’angle saillantes, avec une grande pièce d’apparat centrale, que l’on connaît en Germanie, le long du Rhin et de la Moselle.

Les vestiges de cette villa, dite « Villa du Palat », occupent le pied d’un coteau qui descend du plateau de Saint-Emilion vers le sud-est, à l’abri des vents froids du nord et des pluies dominantes de l’ouest, au creux d’un vallon ouvert sur la vallée de la Dordogne.

"Ce que les archéologues mettent au jour... " Cette grande demeure rurale, d’après l’ampleur de l’architecture et la richesse du décor, appartenait certainement à un riche notable de la fin du IVème siècle, et devait faire partie d’un vaste domaine. Or, les villas résidentielles de cette élite, de ces grands notables de la fin de l’antiquité nous sont bien connues grâce à l’abondance de sources textuelles. Mosaïques, marbres, peintures, stucs témoignent de la richesse de la décoration intérieure de la villa du Palat.

Les pavements en mosaïque retiennent plus spécialement l’attention, en raison de leur abondance (211 m2), de leur homogénéité́, de leur état de conservation et enfin de leur décor. Derrière la longue galerie à colonnade (péristyle) de la façade, les pièces s’organisent autour de l'importante salle d'apparat, certaines présentant un sol mosaïqué, d'autres un simple sol de tuileau. Au sud de la salle d'apparat se trouve une pièce à alcôves, dans laquelle on pourrait reconnaître une chambre à coucher. Au sol de cette "chambre", une mosaïque présente deux pampres de vigne enlacées, chargées de grappes, sortant d’un cratère, évoquant clairement le caractère viticole de ce « palais » (Pallatium, d’où provient vraisemblablement le nom donné au lieu-dit « Le Palat »).

Dès lors, comment ne pas voir l’intérêt particulier que présente cette découverte, dans le sol d’une propriété viticole, sur une commune comme Saint-Emilion !

 

Saint-Emilion, ville viticole par excellence, ne prendrait-elle pas ici sa “source

 

 

22/02/2018 conférence sur Maurice BOYAU

Les dacquois ont baptisé de son nom une rue de leur ville et leur stade de rugby, ils lui ont érigé une statue, mais peu d’entre eux connaissent son histoire.Gérard Laborde, pur dacquois, dacquois « cap et tout » comme il se définit, lui a consacré une biographie très documentée. Il vient ce jeudi, nous en parler.

Maurice Boyau alias Joannès, est né le 8 mai 1888 à Mustapha (aujourd’hui Sidi M'Hamed), en Algérie, et est mort pour la France le 16 septembre 1918 (à 30 ans) à Mars-la-Tour (Meurthe-et-Moselle). C’est un as de l'aviation de la Première Guerre mondiale crédité de 35 victoires aériennes homologuées, la plupart sur des ballons d'observation allemands drachens.Il est également international de rugby à XV avec six sélections, quatre en 1912 et deux en 1913 comme capitaine lors des deux derniers matches du dernier tournoi des Cinq Nations avant la déclaration de la Première Guerre mondiale.

Il est le fils de Jean Boyau, entrepreneur de travaux publics landais originaire de Castets, et de Blanche Nouguier. Ses parents viennent régulièrement à Hossegor, attirés par la région de leurs ancêtres, et s’installeront même à Saint-Paul-lès-Dax, à la villa Boyau qui existe encore aujourd’hui.C’est le grand oncle de Vincent Milliès-Lacroix qui a d’ailleurs remis à notre conférencier toutes les archives qu’il possédait sur son illustre ancêtre. C’est également l’oncle du Docteur Johannes Boyau bien connu des anciens Dacquois.

  LE RUGBYMAN

Avant les hostilités

Passionné et doué pour tous les sports (1,81 m pour 75 kg), il pratique surtout le rugby à un haut niveau. Il évolue au poste de troisième ligne aile ou troisième ligne centre d'abord à l'US Dax de 1907 à 1909 – dont le stade porte actuellement son nom depuis 2001 et où une statue fut érigée en son honneur en 1924 – puis au Stade bordelais pendant cinq ans jusqu'en 1914, avant de rejoindre pendant la guerre de 1914-1918 la région parisienne, avec un passage d'un an à Versailles suivi de deux saisons au sein du Racing Club de France de 1916 à 1918.

Il est aussi l'un des plus grands internationaux de l'époque (essentiellement alors aux côtés de Marcel Communeau et Fernand Forgues).

À la veille de la Première Guerre mondiale, son palmarès comprend :     en 1911 un titre de champion de France de rugby à XV avec le Stade bordelais qui remporte le 9 avril sa septième et dernière finale12,13,14 ;     6 sélections en équipe de France : 4 en 1912 et 2 en 1913 comme capitaine lors des deux derniers matches du dernier tournoi des Cinq Nations avant la déclaration de guerre.

Durant les hostilités

Pendant les hostilités, à chaque fois qu'il en a le loisir, Boyau continue à pratiquer son sport favori d'abord au Rugby Club de Versailles lorsqu'il est pilote-instructeur à l'école d'aviation de Buc, puis, à partir de 1916, au Racing Club de France avec lequel il remporte notamment le 28 avril 1918 au Stade du Matin à Colombes la Coupe de l'Espérance.L'Union des sociétés françaises de sports athlétiques (USFSA), dont la commission du « football-rugby » est présidée par Charles Brennus, organise le 8 avril 1917 à la piste municipale de Vincennes un match de rugby entre une équipe de soldats français composée d'internationaux d'avant-guerre, engagés sur le front, et une équipe néo-zélandaise composée pareillement d'internationaux néo-zélandais qui combattent sur les champs de bataille de la Somme.Avec la présence dans ses rangs des internationaux Dutour, Lacoste, Jauréguy, Hedembaigt, Forgues, Domercq, l'équipe française sélectionnée par l'USFSA et rassemblée la veille seulement est censée opposer aux rudes joueurs néo-zélandais pour le moins une solide défense et ne peut certainement pas prétendre à une victoire, car, dans son ensemble, elle ne présente pas la cohésion que l'on trouvera dans le camp des NZEF. Ces craintes sont avérées puisque les néo-zélandais l'emportent aisément, Maurice Boyau qui commande l'équipe française occupe pour l'occasion le poste de demi d'ouverture. À l'issue du match, le trophée "Coupe de la Somme (en)" offert par Le Journal est remis à l’équipe néo-zélandaise : trophée de circonstance, puisqu'il s'agit d'un bronze représentant un combattant français lançant une grenade, modelé par Georges Chauvel quelque temps plus tôt, lors d’un congé de convalescence obtenu à la suite d’une blessure reçue sur le front.

L'année suivante, le 12 février 1918 jour du mardi gras, Maurice Boyau est capitaine de l'équipe de l'armée française qui affronte au Parc des Princes l'équipe de l'Artillerie d'assaut anglaise des Tanks, formée de soldats mobilisés au front venant de diverses nations du Royaume-Uni et qui compte dans ses rangs cinq internationaux dont un colonel qui joue trois-quarts centre. La rencontre est encore organisée par l'USFSAN et l'équipe française l'emporte dans les dernières minutes 15-14 grâce à un essai comme seul Géo André sait les marquer, après une partie des plus intéressantes et remarquablement bien jouée. Ce match constitue un excellent prologue à celui programmé le 17 février 1918 au Parc des Princes contre les néo-zélandais ; à l'issue de la rencontre est communiquée la composition de l'équipe qui affrontera les NZEF et dont le capitanat est toujours confié à Maurice Boyau. Maurice Boyau ne peut honorer sa sélection moins de huit jours plus tard. La France perd encore la rencontre, mais avec les honneurs – de deux points seulement ! – et grâce à une défense héroïque,

 

    LE SOLDAT

« Pilote d'une incomparable bravoure dont les merveilleuses qualités physiques sont mises en action par l'âme la plus belle et la volonté la plus haute. Officier magnifique, animé d'un admirable esprit de sacrifice, fournit, chaque jour avec la même simplicité souriante un nouvel exploit, qui dépasse le précédent. A excellé dans toutes les branches de l'aviation, reconnaissances, photographies en monoplaces, bombardement à faible altitude, attaques des troupes à terre, et s'est classé rapidement parmi les premiers pilotes de chasse. A remporté vingt-sept victoires, les douze dernières en moins d'un mois, en abattant seize drachens et onze avions ennemis. Médaillés militaire et chevalier de la Légion d'honneur pour faits de guerre. Onze citations. »

  Maurice Boyau est mobilisé lorsque la guerre éclate (décret du 1er août 1914) et rejoint son affectation de réserve le 18e escadron de train des équipages du 144e régiment d'infanterie de Bordeaux où il se présente le 3 août. Il passe ensuite le 10 octobre 1914 au 8e escadron de train des équipages à Dijon, où il officie comme conducteur d'automobiles, pendant environ un an, avant d'être détaché le 26 novembre 1915 au 1er groupe d'aviation de Longvic pour suivre une formation de pilote.Il reçoit son brevet de pilote militaire le 28 novembre 1915 et est nommé brigadier le 3 février 1916. Ses connaissances techniques et ses talents de meneur d'hommes incitent les autorités militaires à l'affecter comme pilote-instructeur d'abord à l'école d'aviation de Pau puis à celle de Buc où il est détaché le 1er août 1916. Mais Maurice Boyau insiste pour rejoindre une unité de combat. Sa demande sera entendue et, le 12 octobre 1916, il rejoint l'Escadrille N 77, connue sous le nom « Escadrille des Sportifs » en raison du grand nombre d'athlètes dans ses rangs, où il est détaché le 1er janvier 1917. Il y passe le reste de la guerre.

Au départ, Boyau vole sur un Nieuport sur lequel il a fait peindre un dragon flamboyant sur toute la longueur de son fuselage blanc. Le 20 décembre 1916, il est promu au grade de maréchal des logis. Le 16 mars 1917, il remporte sa première victoire sur un Aviatik, qui vient d'abattre son camarade Raymond Havet sous ses yeux. Le 1er juin 1917, l'Escadrille N77 est ré-équipée avec des SPAD plus performants, elle change de nom et devient l'Escadrille Spa77.  Le 3 juin 1917, il partage sa première victoire sur un ballon avec son compagnon d'armes, un autre grand as Gilbert Sardier, au-dessus de Géline sur la commune d'Hoéville. Il remporte ses dix premières victoires aériennes entre mars et septembre 1917, dont six sur des ballons d'observation. Le 1er octobre 1917, il abat un biplace allemand au nord de Champenoux, pour sa onzième victoire et est nommé sous-lieutenant à titre temporaire le 6 octobre.

Au printemps de 1918, Boyau figure parmi les premiers à utiliser des roquettes air-air pour abattre des ballons. Il fait installer des tubes de roquettes sur la structure de son SPAD XIII, ce qui lui permet de remporter un certain nombre de victoires à l'été 1918 : quatre en juin, neuf en juillet, et trois en août. Entre le 14 et le 16 septembre 1918, il abat ses quatre derniers ballons et porte à 35 le nombre de ses victoires homologuées, ce qui fait de lui le 5e As français de la Grande Guerre.

Il disparaît le 16 septembre 1918 au-dessus de Mars-la-Tour au cours d'un combat aérien dont la victoire est attribuée par les allemands à l'as Georg von Hantelmann (en) du Jasta . Les causes exactes de sa mort demeurent incertaines et Boyau pourrait également avoir été victime de tirs d'artillerie allemands. Ni son avion ni son corps ne sont retrouvés.

Un match de rugby avait été prévu auparavant dans lequel Boyau aurait occupé une fois de plus la place de capitaine de l'équipe du Racing. La partie est jouée malgré tout, mais ses camarades, refusant de remplacer leur capitaine, la disputent à quatorze

Le 23 octobre 1918, il est fait officier de la Légion d'honneur

Boyau 2                                                                Boyau 1

 

08/02/2018 Conférence sur le BIT COIN

Par Lucien CAPDECOMME

Fga 0739 La monnaie au travers du tempsla-monnaie-au-travers-du-temps.pptx (691.99 Ko)    << PPS cliquez ici.

Lucien nous fait un exposé captivant et séduit son auditoire qui manifestement s’était préparé sur ce sujet épineux.Ci dessus  Le PPS de son plan est remarquable.

LA CONFERENCE :

                                               Bitcoin (de l'anglais bit : unité d'information binaire et coin « pièce de monnaie »), est d'une part une monnaie virtuelle de type monnaie cryptographique et d'autre part un système de paiement pair-à-pair , présenté par une personne sous le pseudonyme de Satoshi Nakamoto, qui annonce son système en 2008. En 2012, d'après la Banque centrale européenne, il s'agit du schéma de monnaie virtuelle le plus abouti et le mieux répandu, cependant c'est aussi le plus controversé. La Banque centrale européenne considère le bitcoin comme une commodité et non comme une monnaie.

    Contrairement aux autres devises monétaires, Bitcoin n'est pas l'incarnation de l'autorité d'un État, d'une banque ou d'une entreprise. La valeur du bitcoin est déterminée de façon entièrement flottante par l'usage économique qui en est fait et par le marché des changes. Les règles organisant l'émission monétaire sont quant à elles déterminées uniquement par le code informatique libre du logiciel Bitcoin.

     En tant que système de paiement, Bitcoin se distingue par le fait que son fonctionnement ne requiert pas l'utilisation d'une infrastructure centralisée tenant les comptes des montants détenus afin d'assurer les transactions. Le rôle de garantie et de vérification existe, mais est attribué toutes les dix minutes environ à un ordinateur du réseau choisi de façon aléatoire en fonction de sa puissance.

     Bitcoin repose sur un protocole cryptographique ayant notamment pour objet, d'une part, de résoudre le problème dit du double paiement, qui avait jusqu'alors empêché l'émergence d'un tel type de monnaie, et, d'autre part, d'interdire la falsification des identifiants des parties prenantes et la valeur du stock de bitcoins figurant dans les porte-monnaie électroniques identifiés grâce à une adresse donnée.     D'un point de vue monétaire, le bitcoin se distingue des autres monnaies par le fait majeur que l'agrégat monétaire n'est pas conçu pour s'adapter à la production de richesse.

Les bitcoins sont émis lentement et régulièrement, de façon dégressive, jusqu'à atteindre un montant maximal de 21 millions en quelques décennies.

                                               Toutes les monnaies fiduciaires connaissent une inflation, de faible à forte selon les politiques menées par leur banque centrale. À l'inverse, la monnaie bitcoin est susceptible de finir par connaître la déflation, car la quantité maximale de bitcoins susceptibles d'être créés est fixée à l'avance dans le logiciel à 21 millions. En outre, les bitcoins perdus par les utilisateurs ne sont jamais remplacés. C'est pourquoi le projet Bitcoin est envisagé par la communauté de ses créateurs comme une expérience originale en termes économiques, constituant une sorte de mise à l'épreuve des thèses monétaires de l'école autrichienne d'économie. En effet, Friedrich Hayek, prix Nobel d'économie avait appelé en 1976 à rétablir le libre arbitre monétaire dans son livre Pour une vraie concurrence des monnaies. Le succès ou l'échec de Bitcoin est difficile à prévoir.

Les économistes ont émis diverses opinions sur le bitcoin.                                        

Pour le Prix Nobel en sciences économiques américain Joseph Stiglitz, le bitcoin est une bulle qui va être très excitante tant qu'elle montera avant de redescendre. Pour lui, elle ne sert aucune fonction socialement utile. Son succès est dû à sa capacité de contournement. De ce fait, il a le sentiment que le bitcoin devrait être interdit,.

Dans une tribune publiée par le Financial Times de Londres, le Prix Nobel d'économie français Jean Tirole, économiste à l’école d’économie de Toulouse, juge ainsi que le bitcoin est « un actif sans valeur intrinsèque », « sans réalité économique ». Jean Tirole, examine le bitcoin par le prisme de deux critères : s'agit-il d'une monnaie viable à long terme ? Il se montre notamment critique sur les Initial coin offering (ICO) de 3 milliards de dollars en 2017. Annoncées comme un instrument de désintermédiation financière, les ICO négligent selon lui les fondamentaux de la finance : l'utilisation d'intermédiaires fiables et bien capitalisés pour suivre les projets, en raison notamment du secret qui entoure certains acteurs du Bitcoin.

Le Prix Nobel d'économie Paul Krugman avait jugé dès 2013, dans le New York Times,   que le « Bitcoin est le Mal ».

Pour le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, le bitcoin présente un caractère spéculatif et bitcoin n'est lié à aucune réalité économique.

Pour Randall Quarles (en) de la Banque centrale américaine (FED), le bitcoin n'est pas garanti par des actifs sûrs, il n’a pas de valeur intrinsèque, il n’est pas émis par une institution bancaire régulée,.

Jean-Marc Sylvestre, journaliste français de la presse économique, prévoit lui un krach en soulignant son succès chez ceux qui fabriquent de l’argent sale dans le commerce de la drogue, le commerce illicite des armes et dans la prostitution internationale ainsi que les populations des pays émergents, qui ne sont pas bancarisées mais qui sont équipées d’un smartphone.

Risques pour le porteur

Faible sensibilisation et compréhension du protocole

• La compréhension du fonctionnement du protocole Bitcoin est nécessaire pour bien l'utiliser.

Faible diffusion

• Peu d'utilisateurs utilisent Bitcoin et sa démocratisation n'est pas encore achevée,

Volatilité

• Le bitcoin est une monnaie volatile car le nombre de pièces est limité face à une demande qui croît,  Le cours évolue au gré de l'actualité sur les crypto-monnaies,  La crypto-monnaie est flottante comme n'importe quelle devise et fluctue différemment face à différentes devises.

Irréversibilité

• Une transaction en bitcoins est irréversible et ne peut être annulée, Défaut de sécurité sur sa technologie ou la manière dont les utilisateurs l'utilisent : portefeuilles mal protégés par mot de passe, de nouvelles fonctionnalités sont en développement pour rendre la monnaie plus sûre et accessible, la technologie s'expose aux attaques par déni de service et à l'attaque des 51 %,

Dépendance à internet

• Le protocole Bitcoin est une surcouche du protocole IP qui est la base du fonctionnement d'internet. En cas de coupure internet (panne électrique/informatique massive ou bien arrêt forcé par un gouvernement des routeurs des fournisseurs internet par exemple) ou si un gouvernement ne promeut/défend pas la neutralité d'internet, le protocole Bitcoin pourrait être ralenti voire complétement bloqué par des fournisseurs internet ou un État.

Lenteur d'exécution des transactions

• Il est souvent avancé que le réseau Bitcoin ne peut pas monter en puissance pour traiter toutes les transactions en mode pair-à-pair comme la technologie Visa peut actuellement le faire,

Avantages allégués

Souplesse et versatilité :

avec Bitcoin, il est possible d'envoyer et de recevoir de l'argent, en le convertissant en monnaie virtuelle, partout dans le monde, à n'importe quel moment indépendamment des jours fériés, quasi-instantanément : les transactions sont très rapides de quelques secondes à quelques heures, sans limitation, indépendamment des politiques d'émission de monnaie d'autorités monétaires (FED, BCE…).

Sécurité

Dans le principe, les utilisateurs sont les seuls à pouvoir commander la réalisation d'une transaction.La transaction est irréversible, ce qui constitue une protection pour le vendeur, qui ne peut pas subir de répudiation par l'acheteur après avoir expédié le bien ou le service.Les commerçants ne peuvent pas facturer de frais supplémentaires sans le faire savoir au préalable à l'acheteur.La crypto-monnaie est insaisissable si elle est suffisamment protégée.Le protocole ne peut pas être manipulé par un individu, une organisation ou un gouvernement.

Transparence transactionnelle

Toutes les transactions finalisées sont disponibles et consultables par tout le monde sur le registre public de la chaîne de blocs. Toute personne peut à tout moment vérifier les transactions. Les transferts transactionnels peuvent être tracés d'adresse en adresse.

Valeur refuge

Le bitcoin conserve (et même accroît) sa valeur face à des monnaies subissant une forte inflation,.

Large diffusion

Le protocole de paiement est parvenu à s'implanter progressivement chez des commerçants, et il continue de croître rapidement.

Robustesse

Malgré plusieurs crises (explosion de la bulle des cours en 2010, faillite de bourses d'échange), la crypto-monnaie s'est montrée résiliente.

Pertinence du concept

Le concept sous-jacent aux monnaies virtuelles ouvertes est également considéré par des banques des institutions financières et des autorités monétaires qui pourraient développer des monnaies virtuelles régulées juridiquement sécurisées.

 

Cette technologie intéresse de plus en plus

les banques et les autorités monétaires officielles.

 

30/11/2017 Conférence sur l'ESTONIE

par Christian de Barillon, Consul honoraire d’Estonie

 

Mr Barillon accompagné par son épouse, nous fait ce soir l’honneur de nous entretenir sur

tout ce que nous devons savoir sur ce Pays, qui l’a choisi comme représentant.

La conférence est dense et le sujet trop vaste pour être résumé sur notre bulletin. Nous nous contenterons d’un aperçu sur l’Estonie actuelle, sans revenir sur l’histoire ancienne et récente, sur le drapeau sur les mouvements politiques et sociaux.

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D'une superficie (45 227 km2) proche de celle des Pays-Bas (celle définie par le traité de paix de Tartu en 1920 était de 47 549 km2), l'Estonie est le plus septentrional des pays baltes, largement ouvert à l'ouest sur la mer Baltique, au nord sur le golfe de Finlande (3 794 km de côtes), bordé à l'est par la Russie (frontière de 294 km) et au sud par la Lettonie (frontière de 339 km). La côte estonienne est essentiellement rocheuse.

10 % du territoire est composé d'un archipel de plus de 1 500 petites îles situées dans la Baltique dont les deux plus grandes sont Hiiumaa (989 km2) et Saaremaa (2 673 km2).

La distance de Tallinn à Helsinki n'est que de 85 km alors qu'il faut 307 km pour aller à Rīga, 395 km pour rejoindre Saint-Pétersbourg et 405 km pour Stockholm.

L'Estonie est un pays de terres basses marécageuses. Des inondations ont régulièrement lieu au printemps. Le pays compte peu de cultures agricoles permanentes16. 48 % du pays est constitué de bois et de forêts, la taïga, et 13 % de marais à tourbe. L'Estonie compte également plus de 1 400 lacs. Le relief de l'Estonie est caractérisé par une altimétrie assez faible et un grand nombre de lacs et environ 150 rivières. Le point culminant est le Suur Munamagi, situé au sud-est du pays.

Le lac Peïpous est le quatrième plus grand lac d'Europe après les lacs Ladoga et Onega en Russie et le Vänern en Suède. Il ressemble à une véritable mer intérieure du point de vue de sa superficie et sert de frontière à l'est avec la Russie. Il est gelé en hiver pendant quatre mois et est navigable pendant les huit autres mois de l'année. À l'inverse, l'été avec les longues journées ensoleillées estoniennes, le lac est propice à la baignade et de nombreux Estoniens et Finlandais sont attirés par les plages de dunes sur son côté nord. Il présente même de nombreux campings gratuits, mode d'hébergement favori dans les pays nordiques. Le reste du lac est par contre davantage composé de marécages.

Grâce au courant Nord-Atlantique chaud, toute l'Europe du Nord (dont l'Estonie) jouit d'un climat considérablement plus doux que, par exemple, les mêmes latitudes en Amérique du Nord. La mer Baltique cause de grandes différences de climat entre les zones côtières et continentales.

Le climat est caractérisé par un hiver plutôt froid, un printemps doux et un peu pluvieux, un été relativement chaud et un long et doux automne (température moyenne en juillet +16 °C ; température moyenne en février −9 °C). Les premières neiges apparaissent vers novembre. La température peut descendre en dessous de −20 °C l'hiver.

Les journées sont plus courtes au solstice d'hiver :

    Tallinn (au nord) : 6 heures et 2 minutes de jour / 17 heures et 58 minutes de nuit ;

À l'inverse, les journées sont plus longues au solstice d'été ;

    Tallinn: 18 heures et 40 minutes de jour / 5 heures et 20 minutes de nuit crépusculaire ;

Les Estoniens, comme les autres populations nordiques, sont très proches de la nature et soucieux de la préservation de l'environnement. L'Estonie pratique le libre droit d'accès à la nature comme la Finlande. Le camping sauvage est autorisé partout hors des villes et des endroits qui mentionnent une interdiction spécifique.

Une initiative de dépollution de grande ampleur a été mise en place en 2008 au niveau national par l'association "Teeme Ära", devenu par la suite Let's do it! World au niveau international. Les zones polluées par de nombreux déchets ainsi que les décharges sauvages ont été localisées par images satellite et par des citoyens qui renseignaient une base de données. Les coordonnées GPS de chaque endroit ont ensuite été communiquées aux participants qui pouvaient localiser les zones proches de chez eux et y intervenir pour s'occuper des déchets. Plusieurs dizaines de milliers d'Estoniens ont participé à ce projet. Cette expérience fut accompagnée d'une vaste campagne de sensibilisation. 80 % des déchets collectés par les bénévoles ont été recyclés17.

En 2005, le PIB/habitant était de 9 733 euros, le PIB en standard de pouvoir d'achat (SPA) par habitant de 13 400 euros et le taux d'inflation de 4,1 % (2005). En juillet 2006, le taux de chômage était de 4,2 %.

L'Estonie se trouve dans une région d'Europe à fort potentiel économique, autour de la mer Baltique. Ces dernières années, elle a connu une croissance rapide (8,1 % en 2004, de 10,5 % en 2005 et de 11,4 % en 2006, selon Eurostat). Elle appartient, depuis 2001, au premier groupe des pays à fort niveau de développement humain (46e rang sur 174).

L’une des plus libérales d'Europe du Nord, l’économie estonienne exporte machines-outils, équipements électriques et électroniques (comme les pièces de téléphonie mobile), logiciels et services liées aux NTIC, bois et produits textiles.

Microsoft Skype est une entreprise qui commercialise son logiciel propriétaire et le service lié de voix sur IP (VoIP) développé par les programmeurs Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn pour les entrepreneurs Niklas Zennström et Janus Friis. Les trois Estoniens étaient déjà à l'origine du logiciel Kazaa.

L'Estonie est régulièrement citée comme modèle dans l'adoption des technologies de l'information et des télécommunications. Anneli Kavald, chargée de mission à l’Institut estonien en France, établit sur ce point une comparaison d'ordre culturel avec la France : « les Estoniens sont beaucoup plus réceptifs en matière de NTIC que les Français, qui, habitués au Minitel, ont parfois eu du mal à passer à autre chose. Et puis les Estoniens sont partis de zéro et cela leur a permis d’acquérir à une vitesse supérieure tout ce qu’il y avait à acquérir en matière de connaissances, même au niveau d’un simple utilisateur. Nous sommes très branchés mais sans forcément nous en rendre compte car, pour nous, il s’agit d’une norme. Nous nous plaignons parfois quand nous voyageons car, ailleurs, ces services ne sont pas obligatoirement disponibles. »18.

L’économie, très dépendante sur le plan financier des banques suédoises, s’est révélée très fragile. La crise financière de 2008 a provoqué une débâcle dans ce petit pays baltique qui avait formé sa propre bulle immobilière : entre juin 2008 et juin 2009, le chômage a doublé, le PIB a reculé de 15 %, la production industrielle de 34 %. Le gouvernement tente de renverser la situation essentiellement par des coupes budgétaires19 afin de pouvoir remplir les conditions d'entrée dans la zone euro dès 201120. On attendait pour 2009 une contraction du PIB comprise entre -14 % et -15 % tandis que le pays connaîssait désormais la déflation qui a atteint - 0,1 % en 2009. Des mesures drastiques font que le pays renoue avec la croissance à partir de 2010, et le gouvernement estime que l'Estonie retrouvera le niveau de PNB d'avant la crise économique à horizon 2021.

 

 

26/10/2017 Conférence sur les MILLIES LACROIX

 

 

Nous  accueillons Hubert DELPONT professeur agrégé d’Histoire et auteur de nombreux ouvrages dont plusieurs sur Dax.

Il axe sa conférence sur un livre inédit, intitulé « Dax et les Milliès-Lacroix ».

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Raphaël, le père, puis Eugène, le fils,

Ont été

Maire de Dax entre 1882 et 1959.

Ils ont lancé le thermalisme moderne.

 

 

Le grand-père, originaire de Montauban et maître sellier de formation, vient s’établir à Dax en 1850. Il installe son commerce de tissus rue Saint Vincent.

Raphaël, brillant élève, ne peut assouvir son rêve de se présenter à l’Ecole Polytechnique, car l’entreprise familiale a besoin de sa présence. Et grâce à son sens des affaires, il l’a faite prospérer. Le mariage de sa sœur avec une héritière de la maison Mourroux (installée dans les locaux des Nouvelles Galeries actuelles), le libère de sa boutique qui devient « Maison Mourroux ».

 

Il entre en politique en 1878 comme conseiller municipal puis, après une alliance électorale avec Théodore Denis, propriétaire du journal « le Dacquois », il est élu MAIRE de DAX en 1882.

Le ministère de l’intérieur, fait don du château-fort à la ville de Dax. Ce dernier vestige des remparts se trouvait à l’emplacement de l’actuel Splendid.

Il y installe le siège de la société Dax Salin Thermal (DST).

 

Le célèbre Docteur Proust (le père de Marcel), lui suggère de faire mieux que Salies, la référence de l’époque en matière de thermalisme et il s’y emploiera.

La célèbre affaire du « toro », relatée en son temps par le journal Hérald Tribune, se déroule sous son mandat. Il la provoque même,  en autorisant le déroulement d’une corrida malgré une interdiction ministérielle.

 

Personne ne lui dicte ses comportements. Sans être particulièrement tauromache, il n’accepte déjà pas les injonctions des anti-taurins.

 

Tout en étant laïc engagé, il  permet l’achèvement de la cathédrale et la reconstruction de l’église Saint Vincent de Xaintes.

 

Sa fonction de maire cesse en 1899 au moment de l’affaire Dreyfus où il est mis en minorité.

 

Sa carrière politique se prolonge avec des mandats de conseiller départemental et de député.

Il est même ministre des colonies dans le gouvernement Clémenceau.

 

           

 

Eugène, son fils, hérite du sens du commerce de son père et  fait même HEC

.Pourtant, malgré sa réussite professionnelle (ou peut-être à cause de), il tarde à émerger dans la vie politique locale. Battu en 1904, il est élu conseiller municipal en 1907, mais il doit attendre 1929 pour être élu maire.

 

Entre temps il occupe pourtant tous les postes importants de la vie associative et économique Dacquoise.

Mais il lui faut trouver quelque chose pour séduire les dacquois, et comme pour son père c’est le thermalisme.

 

Sa fortune lui permet d’acheter tous les Établissements des Baignots à DST. Son père s’est inspiré de Salies, lui s’inspire de Vichy. Mais si la société thermale de Vichy est fermière de l’État, une société thermale à Dax ne peut être fermière que de la ville (tenue par ses adversaires).

 

Il fait alors jouer son père, président de la commission des finances du Sénat, la banque Stern, et fait venir André Granet, architecte mais surtout décorateur célèbre, à qui il laisse carte blanche.

Pour reconstruire DST qui a brûlé et contrairement à son père qui avait lancé un concours d’architecte, il s’en réfère au seul Granet qui lui propose le Splendid !

 

L’inauguration du Splendid le 26 octobre 1929 est suivie de son élection au fauteuil de Maire, mais également du crack boursier de Wall Street.

 

Il agrandit les arènes, organise quelques manifestations comme le bicentenaire de la naissance de Jean-Charles de Borda ou le bi millénaire de la station thermale.

 

En 1933 il remplace son père comme sénateur et on lui reproche quelques mauvaises fréquentations politiques telles que Doriot et même Franco.

 En 1940 il fait bonne figure avec les Allemands qui s’installent au Splendid.

Mais ses activités professionnelles vont l’empêcher de glisser vers la collaboration.

Il est en effet arrêté par les Allemands pour avoir fait passer du courrier professionnel entre les 2 zones.

Mis en résidence surveillée au Pays Basque, il se retrouve banni des Allemands, des résistants et des collaborateurs,  en gros de tout le monde… sauf des dacquois.

Après la guerre il fait l’objet d’une succession assez surprenante d’élections et d’invalidations.

En effet ayant voté les pleins pouvoir au Maréchal il est inéligible, tout en conservant le droit de se présenter.

C’est ce qu’il fait régulièrement après chaque invalidation et nouvelle élection jusqu’en 1952 et l’amnistie.

 

À la suite de l'amnistie de 1953, il retrouve son fauteuil de maire de 1953 à 1959.

Il reprend également son siège de conseiller général qu'il conserve jusqu'à sa mort à DAX le 7 février 1961.

 

 

          

 

 

 

 

19/10/2017 conférence MONTESSORI

 

L'ECOLE DES SOLEILS ASSOCIATION MONTESSORI LANDES 

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L'École des Soleils est une école privée hors contrat. Basée sur la pédagogie Montessori, notre école est également bilingue.

Notre objectif a été de créé une école nouvelle avec une pédagogie alternative afin de tenter d'offrir le meilleur à chacun de nos enfants. Plusieurs raisons nous ont poussé à faire ce choix : l'humanisme, le respect du rythme de l'enfant, l'accompagnement vers l'autonomie, un matériel éducatif sensoriel, créé sur des bases scientifiques, une classe à effectif réduit, une ambiance calme et harmonieuse, un suivi individualisé de l'enfant, le respect de chaque enfant et de sa famille.

L'entraide et la coopération sont favorisées, la créativité est encouragée, l'enthousiasme naturel de l'enfant est préservé.

Et nous encourageons également le travail manuel, le jardinage, l'agriculture, afin de trouver un juste équilibre avec le travail intellectuel.

A travers un jardin potager et une mini ferme pédagogique, les enfants pourront vivre au contact de la nature, du monde qui nous entoure leur permettant de découvrir entre autre la biodiversité, la faune et la flore, la cuisine des fruits et légumes récoltés et le respect de l'environnement.

Le bilinguisme s'inscrit naturellement dans la démarche de l'École des Soleils. Grâce à une éducatrice anglophone, l'enfant se trouve en immersion. Vécu naturellement et quotidiennement, l'apprentissage devient ludique et il est d'autant plus facile et efficace quand on est jeune. Le bilinguisme offre des facilités pour la vie future et également de nombreux avantages intellectuels, linguistiques et culturels : flexibilité mentale, capacité de réflexion accrue, facilité à parler d'autres langues, ouverture d'esprit..

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Maria Montessori, médecin, pédagogue, enseignante a créé des matériels simples et attrayants, à partir desquels l'enfant construit son savoir, et ce, dans tous les domaines : langage, lecture, mathématiques, mais aussi botanique, histoire, géographie, zoologie, physique-chimie...

Ce matériel a été conçu de manière scientifique sur la connaissance et le respect des lois qui gouvernent le développement psychologique de l'enfant.

La pédagogie Montessori est déjà connue et reconnue à travers le monde depuis de nombreuses années, notamment dans les pays anglophones.

D'ailleurs plusieurs personnalités ont bénéficié de la pédagogie Montessori dans leur scolarité : Les Princes William et Harry, Larry Page et Sergey Brin (les fondateurs de Google), Mark Zuckerberg (co-fondateur de Facebook), Jeff Bezos (fondateur d'Amazon), Jimmy Wales (fondateur de Wikipédia), Chelsea Clinton (Bill et Hillary Clinton ont d'ailleurs activement promulgué la méthode aux USA), Gabriel Marquez

(Prix Nobel de Littérature), Katharine Graham (propriétaire et éditeur du Washington Post et Prix Pulitzer) etc...

Plusieurs autres ont influencé ou soutenu la méthode Montessori : Françoise Dolto, Bill Gates, le balai Lama, Steve Wozniak (co-fondateur d'Apple), Alexander Groom Bell qui a fondé avec son épouse en 1913 l'Association Montessori Education et ont aidé à établir la lère classe Montessori au Canada et l'une des premières aux USA, Henry Ford, Thomas Edison, le Président Wilson, Sigmund et Anna Freud, Léon Tolstoï pour n'en cité que quelqu'uns.

 

Aujourd'hui, nous fonctionnons grâce à un investissement personnel et grâce aux dons.

L’école compte 10 enfants, la cout de la scolarité adaptré selon dle quotient familial est en moyenne de 300€ par mois, ce qui limite le recrutement en nombre et en diversité sociale.

 C'est en cela que nous venons vers vous aujourd'hui, afin de solliciter votre aide. Notamment pour l'achat de matériel et manuels scolaires. Cela peut-être une aide financière ou bien nous aider à organiser une soirée de charité grâce à votre réseau de partenaires.

Je me ferais un plaisir de venir vous présenter notre projet seIon votre convenance.

Je vous invite également à visiter notre site internet : montessori-landes.org

 

Notre Président présentera le dossier qu’il lui demande de préparer, à l’INTERCLUB DES COUSSINS.

 

 

07/09/2017 conférence du Dr Zaremba

 

 

Ma conférence a pour but de démontrer que la décision d'un prince de la dynastie de Piast, le première qui régnait en Pologne, par l'enchaînement de faits, a donné comme résultat la 2ème Guerre Mondiale : Le Casus belli d’Hitler est d’annexer la ville libre de Dantzig, anciennement allemande mais séparée de l'Allemagne lors du traité de Versailles pour offrir à la Pologne un accès, appelé le Corridor de Dantzig, à la Baltique.

 

L’ordre Teutonique fut initialement un hôpital de campagne fondé en Terre sainte, devant les murs de Saint-Jean-d'Acre, lors du siège de la ville au commencement de la troisième croisade en 1190 par des pèlerins germaniques originaires de Brême et de Lübeck pour soigner leurs compatriotes. À l’instigation de l’évêque Wolfgar d'Erla, l'ordre est reconnu comme ordre hospitalier en 1191 par le pape Clément III. Cherchant à justifier une origine provenant de la Sainte ville de Jérusalem2, les chroniques de la règle de l'ordre font remonter ses racines à un hôpital allemand construit à Jérusalem vers 1128.

 

À l’origine simple communauté religieuse charitable venant en aide aux pèlerins chrétiens malades auprès de cet hôpital, il est réorganisé en ordre militaire entre septembre 1197 et février 1198 , "c'est entre ces deux dates que l'hôpital des Allemands devint un ordre militaire" et obtient la reconnaissance officielle du pape Innocent III le 19 février 1199 par la bulle Sacrosancta Romana4. Il est composé pour l’essentiel de chevaliers allemands, teutons. Ce sont les dons des malades et des princes allemands et notamment l'appui du duc Frédéric de Souabe, frère de l'empereur Frédéric Barberousse (mort sur la route de la croisade) qui permettent de financer la défense d'une section de mur par l'ordre, puis de deux tours et enfin de plusieurs villes en Terre Sainte. Petit à petit, l'ordre se dote d'une force de frappe militaire importante et participe aux guerres contre les Maures.

 

L'histoire de la Pologne commence véritablement au Xe siècle, sous le règne de Mieszko Ier, duc des Polanes (de la dynastie des Piast), qui convertit la Pologne naissante au christianisme en 966, puis, par le couronnement de son fils Boleslas Ier le Vaillant, le premier roi de Pologne, sacré en 1025. La Pologne devient rapidement au Moyen Âge une puissance régionale, tout en essayant régulièrement de sortir de l'influence du Saint-Empire romain germanique, et de repousser le « Drang nach Osten ». C'est ainsi qu'à partir du XIIe siècle, le royaume de Pologne doit lutter contre les Chevaliers Teutoniques qui ont colonisé la Prusse et une partie de la Poméranie

1226 : Conrad de Masovie invite l'ordre Teutonique à s'installer à la frontière nord-est des territoires polonais pour lutter et convertir les Borussiens, un peuple balte, appelé également les Prussiens. Cousins par la  langue et l’éthnie des lettoniens et des lituaniens.

1236 : L'Ordre Teutonique s'unit avec L'Ordre de Porte-Glaive pour inféoder l’actuelle Estonie et Lettonie.

1308 : les chevaliers teutoniques s'emparent de Gdansk, Dantzig devient ainsi  ville allemande. L'Ordre crée un état puissant, centralisé, expansionniste qui menace l'existence même de la Pologne

 

Après la mort de Venceslas, roi de Pologne en 1306, les nobles de Pomérélie demandent l'aide des margraves de Brandebourg pour contester à Ladislas Ier de Pologne la succession du duché de Poméranie.

En 1308, toute la région est occupée à l'exception de la citadelle de Dantzig (Gdansk). Incapable de résister, Ladislas demande à son tour l'aide des chevaliers Teutoniques.

 

En septembre 1308, dirigés par Heinrich von Plötzke, le maître de la Prusse, les chevaliers expulsent les Brandebourgeois de Dantzig.

Mais les Polonais tardant à verser l’indemnité promise en échange du service rendu, les chevaliers refusent de céder la ville. En 1309, par l'accord de Soldin passé avec Waldemar, margrave de Brandebourg, les chevaliers achètent les châteaux de Dantzig, Świecie et Tczew et leur arrière-pays contre la somme de 10 000 marks. L'empereur Henri VII confirme cette possession en 1311 et inféode la Pomérélie à l'ordre.

 

Le contrôle de la Pomérélie permet à l'ordre de relier ses possessions prussiennes avec les frontières du Saint-Empire romain germanique. Des renforts croisés et des fournitures peuvent désormais transiter entre la Poméranie occidentale et la Prusse via la Pomérélie. Alors qu'elle avait été jusque-là une alliée des Chevaliers contre les Prussiens et les Lituaniens, la Pologne, qui n'a désormais plus accès à la mer Baltique, devient un ennemi déterminé.

 

La prise de Dantzig marque une nouvelle phase dans l'histoire des chevaliers Teutoniques. La persécution des Templiers qui a commencé en France en 1307 inquiète les chevaliers teutoniques, mais le contrôle de la Pomérelie leur permet de transférer leur siège de Venise à Marienburg (Malbork), sur la rivière Nogat, hors de portée des pouvoirs séculiers. Le pape tente bien quelques investigations contre les chevaliers, mais l'ordre est bien défendu par des juristes capables.

 

Le traité de Kalisz en 1343 met fin à la guerre ouverte entre la Pologne et l'État teutonique. Les chevaliers renoncent à la Cujavie et la région de Dobrzyń, mais conservent le Culmerland (en) et la Pomérélie avec Dantzig.

 

Apogée

 

En 1337 l'empereur Louis IV a accordé à l'Ordre le privilège impérial de la conquête de la Lituanie et de la Russie. Peu de temps après avoir été choisi comme grand-maître, Heinrich Dusemer von Arfberg attaque le grand-duché de Lituanie. La campagne se solde par la défaite totale de l'armée lituanienne à la bataille de la Strėva, le 2 février 1348.

 

Mais les chevaliers Teutoniques ne profitent pas longtemps de leur victoire. La peste noire qui a atteint la Prusse, les oblige à quitter le pays conquis.

 

En 1386, le grand-duc de Lituanie Jogaila se convertit au catholicisme et se fait baptiser sous le nom de Ladislas ((pl) Władysław). Par son mariage avec la reine Hedwige d'Anjou, il est couronné roi de Pologne. L'union personnelle des deux pays crée un adversaire potentiellement redoutable pour les chevaliers Teutoniques.

 

En 1398, sous le commandement de Konrad Von Jungingen les armées de l'ordre détruisent Visby et défont les Vitaliens en hivernage sur l'île de Gotland. À partir de ce moment, la mer Baltique n'est plus sillonnée par les raids des pirates. Le plus célèbre d'entre eux, que l'on surnomme le Corsaire rouge, Klaus Störtebeker lui-même préfère dès lors se réfugier en mer du Nord.

 

Marguerite de Danemark et Albert de Suède cèdent l'île en fief aux chevaliers Teutoniques.

 

Dans la même année, par le traité de Salynas, Vytautas le Grand lui cède le duché de Samogitie. En 1402, il achète la Nouvelle-Marche de Brandebourg pour 63 200 florins hongrois. En Prusse-Orientale, de nombreux villes et villages sont fondés ou se développent, comme Sensburg (aujourd'hui: Mrągowo) où depuis 1348, les chevaliers possédaient une forteresse en bois.

 

Le déclin de l'ordre

Bataille de Grunwald (ou de Tannenberg), le 15 juillet 1410

L'État Teutonique à son apogée vers 1410

 

La consolidation et l'émergence au sud du royaume de Pologne, christianisé et uni depuis 1386 au grand-duché de Lituanie par mariage dynastique, menacent directement la suprématie des chevaliers dans la région.

Le tournant est atteint lorsque la crise larvée entre les deux ennemis héréditaires éclate en 1410. La bataille de Grunwald (ou de Tannenberg) voit une coalition lituano-polonaise dirigée par le roi Ladislas II Jagellon écraser l'armée des Teutoniques

1410 : la défaite de l'Ordre à Tannenberg - Grunwald.

1466 : La défaite de l'Ordre et pertes territoriales au profits de la l'état polono_lituanien.

 

           L'âge d'or de la Pologne qui devient le plus grand pays en Europe et qui est marqué par la Tolérance religieuse,

Le pays atteint son apogée aux XVe et XVIe siècles sous la dynastie des Jagellon, après l'union du royaume de Pologne et du grand-duché de Lituanie, donnant naissance à la république des Deux Nations, l'un des plus grands pays d'Europe.

           Développement économique et culturelle, début de l'anarchie et de la toute puissance des nobles. 

Le roi est élu à partir de 1576

1525 : Le Grand Maître Albrecht Hohenzollern se converti au luthéranisme et devient vassal du roi polonais. Sécularisation de l'Ordre. La Prusse partagée devient La Prusse   Royale polonaise et le Duché de Prusse devient allemand.

 

 Cependant, durant le XVIIe siècle et surtout le XVIIIe siècle, la République est engagée dans de nombreux conflits militaires qui lui font perdre une grande partie de sa superficie, notamment sous le coup de l'expansion de l'Empire russe. À la fin du XVIIIe siècle, après trois partages, le territoire de la république des Deux Nations est divisé entre la Prusse, l'Autriche et l'Empire russe.

1618 : union personnelle entre Brandebourg et  Prusse.

1701 : Frédéric I : roi en Prusse

1772, 1793, 1795 : La Prusse, la Russie et L'Autriche se partagent la Pologne entraînant 130 ans de non-existence politique.

1918 : La Pologne renaît, c'est la 2ème République avec l’accès à la mer Baltique.

            Gdansk devient « la ville libre » peuplée en majorité par les Allemands

La Pologne ne recouvre que brièvement son indépendance, de 1918 à 1939, puis, elle est à nouveau envahie par l'Allemagne nazie et l'URSS qui se partagent le pays, précipitant l'Europe dans la Seconde Guerre mondiale et provoquant la mort de près de six millions de Polonais.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, l'URSS conserve la partie orientale de la Pologne, qui en contrepartie acquiert les territoires de la Poméranie, de la Prusse-Orientale et de la Silésie, régions allemandes depuis plusieurs centaines d'années. Staline impose la mainmise des Soviétiques sur le pays : la république populaire de Pologne est instituée en 1952, le régime communiste tiendra jusqu'en 1989.

Après avoir retrouvé toute son indépendance, le pays devient membre de l'OTAN en 1999 et de l'Union européenne en 2004 et tourne progressivement la page de l'économie planifiée au cours des décennies 1990 et 2000.

 

Aujourd'hui l'économie polonaise est l'une des plus dynamiques d'Europe. C'est le seul État européen à ne pas avoir connu la récession lors de la crise économique qui frappe les pays développés depuis 2008.

RÉSUME

La création d'un état allemand au nord-est de la Pologne en 1226 était le premier maillon de la chaîne qui a abouti à la II Guerre Mondiale

 

L'ordre teutonique déploie aujourd'hui ses activités de bienfaisance dans le soin des malades, des personnes âgées, des pauvres et des nécessiteux dans les formes changeantes de l'action sociale, dans les œuvres d'éducation chrétienne et l'éducation des enfants, des jeunes et des adultes. Son engagement envers le royaume du Christ n'est plus lié à la lutte avec l'épée, mais, selon la tradition de l'ordre, de la lutte dans le débat intellectuel, à la pastorale des migrations

 

Pour mieux comprendre il faudrait voir les cartes :

1, L'Ordre Teutonique : 3 cartes sur WIKI , 2 La Pologne en XVIe siècle

3, ,Les partages de la Pologne 4, Le congrès de Vienne 1815 ;

5 , Pacte Ribbentrop/ Molotov 6, « »couloir de Dantzig

 

 

27/04/2017  conférence de Michel CAMDESSUS.

 

                                                " UTOPIE DU MEILLEUR DES MONDES, A UN MONDE MEILLEUR EN 2050"

Photos dans "accueil : Album Photo "

 

Nous avons vécu ce jeudi soir un temps fort de l’année rotarienne 2016-2017, car le contenu de l’intervention de Michel Camdessus a largement été à la hauteur de la réputation de notre conférencier.

Tant les invités ayant répondu à notre invitation que les participants qui avaient pris connaissance de cette conférence dans la presse (soit près de 80 personnes), ont été impressionnés par le brio de notre intervenant et charmés par sa capacité à vulgariser des concepts complexes pour les rendre compréhensibles par les quidams que nous sommes.

En fin de séance un buffet préparé et servi par Chantal Guédon que nous remercions, a permis de continuer les échanges et de terminer ce début de soirée de façon conviviale.

 

Dans un premier temps, la projection d’un petit film intitulé « le sens de l’autre » a permis à l’auditoire de découvrir ou de démystifier le Rotary. La phrase finale « rejoignez-nous » appelait ceux qui éprouveraient « un désir d’agir » à venir nous rencontrer.

Dans un second temps, Serge Dupont membre du RC Bayonne-Biarritz-Adour et futur Gouverneur du District 1690, a expliqué comment il était possible de nous rejoindre en présentant notamment le concept « d’adhésion corporate ». Un entrepreneur peut ainsi intégrer un club à titre d’essai avec la possibilité de déléguer un collaborateur pour le remplacer quand il n’est pas en mesure de participer aux réunions.

Il a ensuite présenté les 6 axes stratégiques du Rotary :

  • La santé de la mère et de l’enfant,
  • Le traitement des maladies,
  • L’accès à l’eau,
  • La recherche de la paix,
  • L’alphabétisation,
  • Le développement économique local.

.  .  .  .  .  .  .

Dan un troisième temps notre Président a donné la parole à Michel Camdessus. Il a rappelé ses ascendances Béarno-landaises et sa naissance en terre basque pour mieux affirmé son attachement à la région. Il a précisé qu’il partageait les valeurs du Rotary incluses comme il nous l’a souligné dans les 8 objectifs des nations Unies pour le millénaire.

Il a ensuite, sans le moindre support visuel, prononcé sa conférence en 2 parties :

  • Le tableau de la situation du monde actuel et son extrapolation en 2050,
  • Les façons de régir face à ce tableau.

A.. La situation actuelle.

Notre époque se caractérise par un pessimisme typiquement français et par un positionnement « court-termiste » des dirigeants du monde. Or il faut réfléchir à long terme. La crise de 2007-2008 conséquence d’une vision à très court terme des choses lui a donné raison. Les grands de ce monde que notre conférencier a rencontré tout au long de sa brillante carrière lui donnaient pourtant également raison quand il développait ce point de vue, mais ils n’en ont jamais vraiment tenu compte en suivant le plus mauvais des positionnements qualifié de « business as usual » (continuer comme on a toujours fait). Comme pour se racheter ils l’ont invité, une fois sa retraite prise, à piloter des groupes de réflexion sur la prévision à long voire très long terme. Il en est sorti un livre de 1000 pages dont la version allégée en langue française s’intitule « projections du monde en 2050 ». Une bonne observation du monde d’aujourd’hui permet d’identifier les tendances fortes des 30 prochaines années, puis d’évaluer les risques et enfin de chercher à les éviter.

Onze tendances fortes ont ainsi pu être identifiées :

  1. La démographie, science qui se trompe peu et que Michel Camdessus assimile à la petite aiguille de l’horloge quand elle donne un simple positionnement horaire sans plus de précision, prédit 9,75 milliards d’habitants sur terre en 2050. La population mondiale sera vielle mais l’Afrique sera un continent jeune.

L’Europe qui compte actuellement 750 millions d’habitants en aura perdu 30 millions.

L’Afrique qui compte aujourd’hui 1,25 milliards d’habitants aura doublé sa population. Elle pourrait même atteindre 4,4 milliards en 2100.

Il faut que nous soyons capables d’offrir aux Africains des chances de développement faute de quoi une vague d’immigration pourrait nous submerger.

  1. Le monde va rester en croissance. En 2050 cette croissance se situerait dans la fourchette 3-3,3% avec des niveaux différents selon les continents ; 2% pour l’Europe, 4% pour l’Asie et 5% pour l’Afrique si les autres l’aident dans son développement.

Avec ce taux de croissance la richesse aura été multipliée par presque 3en 30 ans. Le monde sera certes plus riche (340.000 milliards $ à cet horizon !), mais le risque d’accroissement des inégalités encore plus fort.

  1. L’urbanisation se développe fortement. 50% des gens vivent actuellement dans des villes, mais ils seront 75% en 2050. De nombreuses villes auront plus de 30 millions d’habitants.
  2. Le commerce international va continuer à s’accroître. Pour accompagner leur croissance les pays vont devoir s’ouvrir encore plus.
  3. La globalisation de la finance risque d’entraîner des instabilités monétaires.
  4. On va constater une explosion des classes moyennes dans les pays émergeants. Rappelons qu’au sens de l’ONU la classe moyenne dispose de 10$/jour/personne. Elle représente 10% de la population actuelle, mais pourrait passer à 84% en 2050. Cette explosion des classes moyennes va entrainer une forte pression sur les ressources disponibles de la planète qui, faut-il le rappeler, ne sont pas infinies. Le terme de finitude des ressources de la planète a été utilisé par Michel Camdessus pour acter cette évidence que personne ne semble prendre en compte. Il estime que 50% de la planète sera sous stress hydrique en 2050.
  5. Ce 7ème point a juste été évoqué et je n’ai pas réussi à le noter
  6. Le dérèglement climatique, a été cité mais pas vraiment développé.
  7. L’innovation des technologies pour le meilleur (les communications numériques, la santé...) et pour le pire. La génétique peut créer des hommes prétendument améliorés mais capables de devenir des monstres. La perspective d’armées de robots incontrôlables est assez inquiétante.
  1. Ils pourraient tomber entre les mains d’acteurs non étatiques violents tels Daesh.
  2. Un glissement tectonique profond dans le sens Ouest-Est du centre du monde est en cours.

En 1980 les pays du G7 étaient légitimes à prétendre diriger le monde car ils possédaient 50% de la richesse (l’Asie 34%, le reste du monde 16%).

En 2016 ils ne représentent plus que 31% (l’Asie 56%, les autres 13%).

En 2050 quand la richesse aura été multipliée par 3 avec des zones de croissances inégales, le G7 ne représentera que 19% (et la France 1%).

Dans ces conditions nous ne pourrons peser dans la gouvernance du monde que si l’Europe est une.

Mélangées dans le shaker des prévisionnistes, ces tendances peuvent donner différentes visions selon que l’on soit optimiste ou pessimiste.

B.. Que faire face à ce tableau ?

Même si les conditions sont ingrates il nous invite à embarquer vers un monde meilleur :

  • En rejetant la position qui consiste à faire comme avant (business as usual) au motif que cet horizon est lointain. Cela nous conduirait vers le chaos.
  • En rappelant une phrase du discours prononcé par Albert Camus en 1957 à l’occasion de la remise de son prix Nobel de littérature ; « l’ambition à avoir est d’éviter que le monde ne se défasse ». C’était déjà la guerre froide et les tensions Est-Ouest étaient fortes.
  • En considérant que l’affichage de grandes ambitions telles que l’éradication des maladies ou de la pauvreté est tout à fait réaliste.

Mais quels chemins emprunter pour bâtir ce monde meilleur ? Michel Camdessus en retient 5 et il les baptise chemins d’humanité.

  1. Faire le nécessaire ensemble pour éradiquer la pauvreté.

Le seuil de pauvreté évalué actuellement à 1,9 $/jour/personne ne devra passer à 2 $.

La différence semble très faible, mais cela nécessitera quand même beaucoup d’efforts.

Une fois encore c’est en Afrique que le problème a la plus grande acuité.

  1. Faire en sorte que la finance redevienne la servante de l’économie alors qu’actuellement nous constatons l’inverse.
  1. Répondre à la finitude des ressources de la planète. Nous n’avons qu’une planète, et si tous les êtres humains consommaient comme nous, il faudrait 3 planètes pour satisfaire leurs besoins.
  2. Faire en sorte que nos cultures soient celles du monde qui vient et pas celle que nous avons depuis le début de la révolution industrielle.

Après avoir tracé ces 5 chemins d’humanité, Michel Camdessus, nous a livré un certain nombre de préconisations.

  • Etre sérieux quand on parle de partenariat avec l’Afrique. (L’Afrique le préoccupe beaucoup, il n’a pas parlé de l’Amérique latine, ni du proche ou Moyen Orient). Nous pouvons être fiers des 31 milliards $ que nous donnons chaque année à l’Afrique, mais nous ne devons pas perdre de vue que l’argent volé à ce continent à travers les paradis fiscaux dépasse le double de cette somme. Vaincre la pauvreté reste pour lui un de nos plus importants chantiers.
  • La crise des subprimes de 2007-2008 est une crise éthique car des comportements prédateurs se sont développés avec les théories néo libérales.

Le capitalisme n’est viable que si les détenteurs de la richesse se soucient de l’intérêt de la communauté au sein de laquelle ils vivent. Si on ne change pas, la prochaine crise nous guette.

  • Il faut assurer un système monétaire international. Ne faudrait-il pas avoir au niveau mondial un système équivalent à nos banques centrales qui aspirent ou refoulent les liquidités selon les conjonctures ? En gros une monnaie mondiale.
  • La gouvernance de la finance ne pourra pas rester entre les mains des Anglo-Saxons et des Européens.
  • Il faudra refondre l’ONU et son droit de veto des pays qui ont gagné la seconde guerre mondiale. Ce droit de veto paralyse le système. (NB : le Général Norlain avait dit un peu la même chose lors de sa conférence de janvier).
  • Il faut se préoccuper de la décarbonisation du monde par la maîtrise de notre parc automobile, par une meilleure gestion de l’urbanisation et par le respect de la nature. Il ose même nous amener à réfléchir à devenir végétariens en nous recommandant la lecture des ouvrages de Jean Baptiste de Foucauld qui a écrit « la frugalité heureuse ». Il semblerait même que ce soit possible !
  • Il faut établir un dialogue des cultures et éduquer les jeunes générations à ce dialogue à défaut de changer les cultures.
  • En citant Vaclav Havel, qui avait dit lors d’une réception du FMI ; « ce que vous faites est bien, mais il faudrait une restructuration des valeurs du monde », Michel

 

 

Camdessus pense que cette reconstruction ne peut réussir que si elle s’accompagne d’un engagement spirituel.

 

  • Il croit plutôt à la poussée du bas plutôt qu’aux diktats venant du haut pour faire évoluer les choses.

 

Il conclut en continuant à penser que 2050 pourrait être meilleur que 2017,

 si tout ces points de vigilance étaient vraiment pris en compte, et

ponctue en nous disant que le Rotary semble avoir compris ces enjeux

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09/02/2017  conférence sur l'obsolescence de l'armement nucléaire

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Le conférencier.

Bernard NORLAIN réside une partie de son temps dans les Landes à Pey. Il a été séduit par notre département lors de son affectation à la Base aérienne de Mont de Marsan qu’il a dirigée pendant plusieurs années.

Pilote de chasse et ancien élève de l’école de l’air de Salon de Provence, il totalise plus de 6000 heures de vol.

Il a été chef des premiers ministres Chirac et Rocard et nommé Général d’armée aérienne (la plus haute distinction soit 5 étoiles), après cette période.

Il a été Président et Directeur de la Revue Défense Nationale, revue consacrée au rayonnement de la pensée stratégique française.

Il a signé dans le quotidien Le Monde une tribune pour plaider en faveur du désarmement nucléaire.

Le thème abordé ; « La dissuasion militaire, mythe ou réalité ? »

L’angle sous lequel le Général NORLAIN a abordé ce sujet est contenu dans son titre. Il milite pour un désarmement nucléaire, mais de façon concertée à l’échelle mondiale. Son exposé et son argumentaire abordait trois aspects du problème.

  • L’aspect stratégique
  • Le coût
  • Les risques d’une arme de stabilité qui deviendrait dangereuse.

1- L’aspect stratégique :

Pendant la période de la guerre froide, les EU et l’URSS jouaient une partie stratégique à 2, en évaluant les risques de façon rationnelle. Les 2 super puissances développaient les mêmes modes de raisonnement. Si beaucoup pensent qu’à cette époque les arsenaux nucléaires aient pu être dissuasifs pour éviter la 3ème guerre mondiale, notre conférencier n’en est pas entièrement convaincu.

En revanche il nous a expliqué que l’éclatement du bloc de l’Est en 1990 a complètement changé l’équilibre du monde et rendu l’arme atomique obsolète. De bipolaire le monde est devenu multi polaire avec de nouvelles parties prenantes ; Iran, Inde, Chine, Turquie, Brésil... Et l’on est passé de l’analyse rationnelle des risques, où chacune des 2 parties mesurant les conséquences d’une attaque n’a jamais utilisé son arme nucléaire, à une approche irrationnelle où chacun raisonnant différemment, une des parties pourrait s’en servir.

Les pays qui possèdent l’arme atomique la considèrent comme une assurance vie. Bernard NORLAIN la qualifie plutôt d’assurance décès. Il parle même de ligne Maginot nucléaire qui serait contournée si nous étions attaqués.

En va-t-il de l’indépendance de ces pays qui siègent par ailleurs au Conseil de Sécurité de l’ONU ? Il nous répond que non, car ce n’est pas à ce titre-là qu’ils y siègent, mais en tant que vainqueurs de la 2ème guerre mondiale. (Même la France grâce à ses amis

 

Britanniques ; merci Winston !). Et ce siège est permanent quelques soient les évolutions militaires à venir.

L’arme nucléaire est ravageuse ; énormément de victimes à l’instant « t », plus les irradiés et les conséquences environnementales. La bombe d’Hiroshima avait une puissance de 15 kilotonnes. Actuellement les missiles atteignent 300 kt et un sous-marin peut en transporter 6.

Le conférencier a réfuté quelques idées reçues, notamment la capitulation du Japon à cause de l’explosion d’Hiroshima et de Nagasaki. Pour lui, même s’il y a concomitance, le Japon a préféré se rendre aux Américains dans des conditions négociées plutôt que d’entrer en guerre contre l’URSS et passer sous leur influence.

Tous ces arguments l’amène à conclure sur l’aspect stratégique que de son point de vue l’arme nucléaire est obsolète, tout comme rajoute-t-il l’arbalète du moyen âge et les voiliers de la marine du XIXème siècle.

  1. Les coûts

L’arme nucléaire est très coûteuse.

4 milliards € sur 34 milliards du budget de la défense nationale en France.

60 milliards sur 700 milliards du budget de la défense des EU.

En France on passerait de 4 à 6 milliards avec le renouvellement des avions et des bateaux. Pour le Général Norlain ces montants seraient mieux utilisés s’ils étaient affectés à mieux équiper nos troupes en matériel conventionnel sur leurs lieux d’opérations actuels.

De plus le coût croissant des matériels en diminue forcément le nombre et si on pousse le raisonnement à l’extrême un seul avion et un seul bateau fussent-ils dotés des meilleurs équipements seraient insuffisants dans les conflits actuels.

Mais l’industrie nucléaire est très pourvoyeuse d’emplois.

  1. Les risques d’une arme de stabilité qui deviendrait dangereuse.

Une erreur dans les renseignements et dans leur interprétation peut avoir des conséquences catastrophiques.

Il nous a relaté un évènement survenu en URSS en 1983. Un mauvais fonctionnement du système d’information avait laissé penser qu’une attaque américaine était en cours et un ordre de riposte avec ses effets dévastateurs associés avait été lancé. Heureusement la personne chargée du geste ultime a enfreint la procédure en n’agissant pas instantanément et en demandant des vérifications qui ont confirmé le dysfonctionnement du système d’information.

Un autre risque est celui de la prolifération. En effet si les détenteurs de l’arme atomique affirmaient qu’il en allait de leur protection ultime, pourquoi d’autres pays ne s’équiperaient-ils pas ? L’Iran est presque prêt, l’Afrique du Sud avait réalisé une bombe atomique puis a abandonné.

 

Depuis 1945 l’arme nucléaire n’a jamais été utilisée dans les différents conflits, non pour des raisons humaniatires mais parce qu’elle n’était pas adaptée. Et quand bien même on procèderait à des attaques ciblées sur des ennemis tels Daesh ou Alquaida, le sacro saint principe de la dissuasion synonyme de non emploi serait remis en cause et il s’en suivarait un risque d’escalade et de prolifération.

En conclusion notre conférencier ne veut paraître ni naïf ni utopique, mais réaliste et pragmatique.

Pour lui une arme, fut-elle nucléaire, ne protège pas éternellement. Il faut repenser notre défense, mais il a conscience que ce désarmement ne peut pas être unilatéral.

 

 

 

 

8 /12/2016  EVOLUTION DU COCKPIT D'AVION.

 

Notre ami Guy Baruchel, ancien cadre dirigeant de THALES, a retracé l’Histoire de son groupe au cours des 33 dernières années où THOMPSON-CSF est devenu « THALES avionique » au gré des rachats de diverses sociétés.

Solution plus moderne, plus fiables et plus légères que les systèmes hydrauliques ou mécaniques par tringleries rigides, pour piloter les aéronefs, l’avionique représente 40% du coût d’un avion civil.

Tout en nous faisant quelques focus sur les évolutions technologiques dans ce domaine, il a relaté deux expériences professionnelles dont il semble être fier.

  • La reconversion de l’usine de Vendôme qu’il a eu à piloter (c’est le cas de le dire). L’usine qui auparavant assurait le montage de pièces soudées a dû se mettre à fabriquer des altimètres. Il lui a donc fallu transformer des soudeurs en horlogers Cette reconversion a bien été négociée et cette usine fonctionne toujours et elle est la seule en Europe.
  • Pour pouvoir répondre à un appel d’offre sur l’Airbus A310 et pouvoir concurrencer une offre américaine qui proposait des solutions innovantes, son groupe l’a envoyé pour négocier un partenariat avec des japonais qui maîtrisaient la technologie permettant d’équiper les tableaux de bord d’écran TV grand public.

Sa mission ne ne pouvait pas s’achever tant que l’accord n’avait pas été conclu... et il est rentré chez lui au bout de trois mois.

Il nous a rappelé le défit sécurité dans la construction aéronautique. La probabilité de ne pas détecter une erreur doit être inférieure à 10-9 (soit 1 cas sur 1 milliard !)

Les évolutions plus récentes ont concerné le passage des écrans cathodiques aux écrans à cristaux liquides sans perdre en confort visuel et le pilotage tête haute.

Cette technologie permet de visualiser toutes les données de bord sans avoir à quitter des yeux le monde extérieur. Ces techniques développées pour l’aviation de chasse ont trouvé des intérêts dans l’aviation civile. Jusqu’à présent elles ne sont qu’optionnelles mais pourraient bientôt devenir obligatoires. En effet les Chinois pour contourner les sous-équipements technique de leurs aéroports rendent obligatoire l’utilisation de collimateurs tête haute depuis 2012. Ils ont fixé un objectif d’équipement de 50% en 2020 et 100% en 2025 aux compagnies qui veulent fréquenter leurs aéroports.

 

Thales

Avionique et évolution des cockpits

Evolution de l’avionique

  • Le mot «avionique», contraction des mots avion et électronique, désigne tous les systèmes à bord d’un aéronef qui fournissent au pilote et à l’équipage les moyens  de contrôle, de pilotage, de navigation, de communication ainsi que les systèmes  correspondant à des missions opérationnelles spécifiques (militaires ou civiles).

 

  • Le concept d’avionique a évolué au fur et à mesure des évolutions technologiques et inclut maintenant des sous-systèmes qui n’en faisaient pas partie il y a quelques  années:

 

  • mesure des principaux paramètres de l’avion, 
  • Commandes de vol électriques,
  • multimedia de bord pour les passagers

 

Les enjeux stratégiques

 

L’avionique contribue à répondre aux enjeux stratégiques de l’aviation civile moderne

  • Augmentation du trafic aérien

Le trafic aérien croît en moyenne de 8% par an (3 milliards de passagers transportés en 2013)

  • Sécurité des vols

 

  • Réduction des rejets de gaz à effets de serre

Objectif IATA : une réduction de l’ordre de 50% d’ici 2050 pour laquelle, l’avionique pourrait contribuer pour environ 15% en particulier par la réduction du poids des avions et l’optimisation des trajectoires de vol.

  • Réduction des nuisances sonores

 

 

L’évolution des cockpits

Sans titre

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les planches de bord électromécaniques

Le Concorde : l’apogée de l’électromécanique

 

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Une révolution : l’Airbus A310

 

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Le défi de la sécurité

 

 

L’arrivée des cristaux liquide;

A partir de 2000 , la technologie des cristaux liquides a atteint une maturité technologique suffisante et les visualisations des nouveaux A320 et des A330/A340
sont à base d’écrans LCD

 

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Le pilotage tête haute

des origines militaires ..........Cockpit Rafale.  Viseur de casque NH90.....

aux applications civiles

 

Le développement du pilotage tête haute, dans l’aviation civile  Le dernier-né:A350....et son option tête haute

 

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Le mot de la fin

  • L’évolution des cockpits accompagne l’évolution technologique
  • Elle accompagne aussi l’évolution des pratiques devant la technologie
  • Compte tenu des enjeux économiques c’est le monde civil qui tire l’évolution et les programmes militaires en tirent profit
  • On commence à voir pénétrer dans les cockpits des appareils grand public le pilotage tête haute

 

 

 

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